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04/11/2011

Manifestation contre les violences faites aux femmes (Samedi 5 novembre 2011, 14 h 30, Paris)


Alliance des Femmes pour la Démocratie
Présidente Antoinette Fouque
  
  
L'Alliance des Femmes pour la Démocratie appelle à la
  
  

Manifestation contre les violences faites aux femmes
 samedi 5 novembre 2011, 14 h 30, à Paris
  
organisée par de nombreuses associations de femmes, avec l'appui de partis de gauche, de syndicats et d'associations mixtes...
  
 Soyons nombreuses et nombreux pour manifester notre colère et notre détermination
à faire reculer la violence misogyne.
  
Départ : place de la Bastille, rendez-vous Alliance à l'angle de la place et de la rue Saint-Antoine. La manifestation se dirigera ensuite vers l'hôtel Matignon.

13/03/2011

NON à la Fermeture programmée de l'Hôtel-Dieu: RDV Mardi 15 mars à 19h!!!

Tous dans la rue le 19 mars


Publié par: Enseignants de l'UNSA, "Un syndicat de la maternelle au lycée"
Pour accéder à leur site: cliquez ici

Le 19 mars, nous serons à nouveau mobilisés pour faire entendre notre opposition à la casse budgétaire que subit le service public d’éducation.


Notre détermination à obtenir une autre ambition pour le système éducatif est intacte.
Cette journée du 19 mars se déclinera dans chaque académie. Elle s’inscrit dans le plan global du collectif « L’Ecole est notre avenir » autour de la carte scolaire 2011 (lire l’appel du collectif). La construction progressive de la mobilisation doit permettre des actions en crescendo.
Le SE-Unsa estime que c’est bien avec l’ensemble de la communauté éducative qu’il faut mener ce combat. C’est aussi au plus près du terrain, dans les écoles, collèges et établissements que nous devons agréger les forces pour mobiliser tout le monde : enseignants, parents, syndicats lycéens et étudiants, militants des associations complémentaires de l’Ecole et des mouvements pédagogiques, mais aussi élus locaux.
Alors que le gouvernement fait retarder la tenue des CTP 1er degré, élections cantonales obligent, répondons par une manifestation massive le 19 mars.

Pour voir la vidéo "Tous mobilisés le 19 mars": cliquez ici



Droits des femmes : signez la lettre ouverte à Nicolas Sarkozy !

Mardi 8 mars, à l'occasion de la journée internationale des Droits des Femmes, le président de la République exprimé son opinion sur cette journée : "C'est sympathique, il faut le faire,  enfin parfois il faudrait qu'on se concentre sur l'essentiel", a-t-il déclaré. Et de continuer : "Aujourd'hui d'ailleurs, la vie des femmes ressemble à la vie  des hommes".
Caroline De Haas, porte parole d'Osez le féminisme, Carine Favier, présidente du Planning Familial et Sabine Salmon, Présidente de Femmes Solidaires réagissent aux propos tenus par le Président de la République en écrivant une lettre ouverte, publiée sur le site de Médiapart.




http://www.osezlefeminisme.fr/article/droits-des-femmes-signez-la-lettre-ouverte-a-nicolas-sarkozy





20/02/2011

La tête dans les étoiles ...par Jocelyne Berdu

L'article "La tête dans les étoiles" de notre amie Jocelyne, publié sur notre blog, sur celui de MeagSR, sur celui de DAParis, et par l'AFP, a été mis en post par DA PARIS. 
II y a recueilli 3000 lecteurs.  Ils ne s'y sont pas trompés et n'y ont trouvé aucune ambiguité; il nous faut, comme le dit Ségolène Royal, dénoncer tout ce qui est à dénoncer, et saluer tout ce qui est à saluer ... 



Deux millions de manifestants au Caire, près de quatre millions dans le pays. L'Egypte ce coeur du monde et de la civilisation arabe est debout . Comme l'écrit une amie de DA "on doit les entendre jusqu'aux étoiles" .
Nous, si prompts à nous éblouir au moindre murmure en Europe de l'Est, nous voici bien circonspects face à ce qui soulève aujourd'hui le monde arabe . Notre parti est bien mesuré dans son enthousiasme...sinon dans son intéret.
Quelles sont les craintes exprimées? le poids des frères musulmans, le rôle de l'armée, les divisions religieuses,sociales . Oui toutes ces craintes ont des fondements légitimes . Il ne suffit pas que les peuples se soulèvent pour que toutes les questions soient résolues, pour que la démocratie soit au bout du chemin .Ne sousestimons pas les obstacles, les forces hostiles-au sein même de ces foules . Ne rêvons pas.
Mais n'est-ce pas le cas dans toute lutte ? dans toute action politique? Pourquoi donc cette méfiance spécifique à l'égard des peuples arabes ? J'allais écrire "cette discrimination". 
Les leçons à tirer des révoltes arabes sont claires :
Enfin, ces peuples se libèrent de leur peur, prennent leurs distances avec l'obscurantisme.
 Enfin,les Etats unis d'Obama prennent quelque distance et parlent haut et clair aux dictateurs. Tout n'est plus permis . Nous espérons qu'Obama ait, enfin, les moyens de parler aussi haut et clair aux gouvernements israeliens et pousse véritablement à la paix.
La leçon, également, c'est une leçon de modestie :
Pour l'heure, nous avons des leçons à prendre. Demain, peut-être, les contradictions s'aiguiseront-elles. Peut-être . Mais, aidons ces peuples, faisons confiance à ces jeunes en révolte. Qu'ils sentent que les progressistes que nous sommes les admirent.
Portons "jusqu'aux étoiles" les clameurs du Caire, de Tunis.

Jocelyne Berdu

13/02/2011

De Tunis au Caire et jusqu'à Paris, s'indigner, résister et créer: la vidéo (par la rédaction de Médiapart)

Après la révolution tunisienne, l'insurrection égyptienne. L'une et l'autre ont été à l'honneur de notre soirée du lundi 7 février au Théâtre de la Colline à Paris, organisée autour de Stéphane Hessel et de ses amis.Retrouvez la vidéo intégrale de la soirée.




http://www.desirsdavenirparis.fr/article-de-tunis-au-caire-et-jusqu-a-paris-s-indigner-resister-et-creer-la-video-par-la-redaction-de-mediapart-66848836.html

06/01/2011

Les vœux de résistance de Stéphane Hessel


Mes chers compatriotes,
La première décennie de notre siècle s'achève aujourd'hui sur un échec. Un échec pénible pour la France ; un échec grave pour l'Europe ; un échec inquiétant pour la société mondiale.
Souvenez-vous des objectifs du millénaire pour le développement, proclamés en 2000 par la Conférence mondiale des Nations Unies. On se proposait de diviser par deux en quinze ans le nombre des pauvres dans le monde. A la même date, on entamait une nouvelle négociation pour mettre un terme au conflit vieux de trente ans du Proche Orient – les Palestiniens auraient droit à un Etat sous deux ans. Echec sur toute la ligne! Une plus équitable répartition entre tous des biens communs essentiels que sont l'eau, l'air la terre et la lumière? Elle a plutôt régressé, avec plus de très riches et plus de très très pauvres que jamais.

26/12/2010

Signez la pétition pour la défense de l’hôpital public du mdhp, recommandée par Jean-Louis Bianco !

Le Mouvement de Défense de l’Hôpital Public (mdhp), un collectif de médecins, de soignants, de personnels hospitaliers et de patients pour la sauvegarde d’un service public hospitalier de qualité, lanceune pétition pour la défense de l’hôpital public, pour que ce service public ne soit pas transformé « en entreprise », comme le prépare la loi Bachelot.
http://www.segoleneroyal-meag.com/article-signez-la-petition-pour-la-defense-de-l-hopital-public-recommandee-par-jean-louis-bianco-63746926.html

Jean-Louis Bianco a signé la pétition et appelle à la signer sur son blog de député. Plus de 738 000 Françaises et Français l’ont signée depuis le début de l’année, signez la vous aussi !



NE LAISSEZ PAS FAIRE !
L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL
DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !
« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions. »

23/12/2010

L'appel de Marianne pour l'indépendance et le pluralisme des médias



Bientôt, le président de la République pourra nommer et révoquer les présidents de France télévisions et de Radio France. Internautes, réagissez ! Rejoignez les premiers signataires de l'appel de Marianne pour l'indépendance et le pluralisme des médias.

Au nom des principes de la démocratie et des valeurs républicaines, les soussignés demandent au Parlement de renoncer à la loi qui permettrait au président de la République de nommer et de révoquer les présidents de France Télévisions et de Radio France.

Ils rappellent que la télévision et la radio publiques n’appartiennent pas au pouvoir politique, quel qu’il soit, mais à tous les citoyens.

Ils réitèrent leur engagement à défendre l’indépendance de la presse et le pluralisme de l’information.


Martine Aubry (première secrétaire du Parti socialiste), Ségolène Royal (présidente de la région Poitou-Charentes), François Bayrou (député, président du MoDem), François Léotard (ancien ministre de la Culture et de la Communication), Jean-Pierre Chevènement (sénateur), Nicolas Dupont-Aignan (député, président de Debout la République), Jack Lang (député), Noël Mamère (député), Jean-Luc Mélenchon (sénateur), Marielle de Sarnez (députée européenne), Aurélie Filippetti (députée de Moselle), Jean-Marc Ayrault (président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale), les élus du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Annick Coupé (porte-parole du syndicat SUD), Jean-Claude Mailly (secrétaire général de Force ouvrière), Bernard Van Craeynest (président de la CFE-CGC), Jacques Voisin (président de la CFTC), Anousheh Karvar (secrétaire nationale de la CFDT).

Hervé Bourges (ex-PDG de TF1, de France Télévisions et du Conseil supérieur de l’audiovisuel), Michèle Cotta (ex-présidente de la Haute Autorité audiovisuel), Jean-Claude Guillebaud (écrivain, journaliste), Laurent Joffrin (président de Libération), Jean-François Kahn (écrivain, journaliste, cofondateur de Marianne), Edwy Plenel (directeur de Médiapart), Philippe Val (directeur de Charlie Hebdo), Bernard Stiegler (philosophe), Philippe Brunet-Lecomte directeur de Lyon Mag et président des Régionaux
indépendants, Lionel Favrot directeur de la rédaction de Lyon Mag, Thomas Nardone rédacteur en chef de Lyon Mag, Maud Guillot rédactrice en chef de Lyon Femmes, Aymeric Blanc rédacteur en chef de Lyon Foot.


Vous aussi, signez l'appel de Marianne pour le pluralisme des médias, cliquez ici.

14/11/2010

Les filles d’Ariane


Sous le parrainage d’Ariane Mnouchkine, treize comédiens afghans sont en France pour une année de formation. Les deux actrices de cet autre Théâtre du Soleil racontent.
Elles ont toutes deux 22 ans et vivent à Kaboul. Shura et Wajhma ne sont pas des Afghanes tout à fait comme les autres. Elles font du théâtre et interpréter Tartuffe, même dans une version allégée, n’est pas une activité dépourvue de risques. Surtout pour des femmes, car elles sont les deux seules comédiennes du Théâtre Aftaab. Le mot en dari signifie "soleil". La troupe a ainsi clairement voulu signifier sa filiation avec le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, qui a été plus que leur inspiratrice. Il y a cinq ans, la metteuse en scène a organisé un stage au centre culturel français de Kaboul, où de jeunes Afghans ont découvert son théâtre et ses méthodes de création collective. "Ce sont des choses comme ça qui équilibrent la présence militaire, explique-t-elle. Je pense qu’elle est nécessaire, mais elle ne peut qu’échouer si elle n’est pas contrebalancée par du civil entêté, honnête et efficace."
Précisément, la ténacité ne manque à aucune des deux parties. Les comédiens Afghans ont travaillé à fond leur français et le théâtre. "On a réussi à les faire venir quatre fois en France. Ils y ont présenté leur travail, sont restés sept mois à la Cartoucherie et ont effectué une tournée à Lyon. Ce n’est pas vraiment un parrainage mais plutôt une coalition des deux théâtres du Soleil, le petit afghan et l’ancien, pour ne pas dire une conjuration…"

"A Kaboul, être sur scène sans foulard surprend le public"

Ariane Mnouchkine, elle, a trouvé des partenaires pour élargir le cercle de cette conspiration artistique. Depuis le début du mois d’octobre, grâce à des bourses de la fondation Open Society de George Soros, de la région Rhône-Alpes et de l’Ensatt (Ecole nationale supérieure d’arts et de techniques du théâtre), Shura, Wajhma et onze de leurs compagnons ont rejoint la prestigieuse école artistique lyonnaise. Ils vont y compléter leur formation en art dramatique mais aussi s’initier aux lumières, à la scénographie ou découvrir des pratiques culturellement plus étonnantes. Deux des garçons, inscrits dans un module de dessin, se sont ainsi confrontés aux croquis de nu féminin.
Nul doute qu’ils en fassent le meilleur usage si l’on en juge par la qualité de leur première création. Ce jour-là (*) chronique avec humour l’histoire récente de leur pays, depuis l’arrivée des talibans jusqu’à la présence-occupation militaire américaine. Mis en scène par Hélène Cinque, une ancienne du Théâtre du Soleil, il en porte la patte évidente. Wajhma et Shura, qui sont les seules à ne pas appartenir au noyau initial de la troupe, sont loin de dénoter. Sous les dehors fragiles de leur âge tendre, elles sont redoutablement déterminées à devenir professionnelles. Pour la première, c’est d’ailleurs une évidence. Sa propre mère, comédienne de son état qui fait de la télé en Afghanistan, soutient sans retenue la passion de sa fille. "On a des problèmes avec des voisins et avec la famille éloignée qui disent que ce que nous faisons n’est pas bien, mais bon…" Pour la seconde, sans qu’elle s’étende sur le sujet, elle résume une situation familiale "un peu difficile, un peu compliquée"par un "mais moi, j’ai fait mon choix" sans appel.
Le métier ne se présente pourtant pas comme une sinécure. "Ça va être difficile de gagner sa vie, il n’existe pas vraiment de théâtre à Kaboul. Et si l’on veut dire quelque chose de fort, ça peut être dangereux, explique Shura. Le simple fait d’être sur scène sans foulard surprend le public. Et les réactions peuvent être hostiles. Sans compter ceux qui déduisent de cette liberté que nous sommes des filles faciles…" Le sexisme, en tout cas, n’a pas cours dans la troupe. Sur ce plan, Ariane Mnouchkine a été sans concession. "Il faut lutter pour ses valeurs et je l’ai toujours fait vis-à-vis d’eux. Je défends sans relâche l’égalité, des femmes en particulier, la laïcité…" Comme elle a aussi combattu les préjugés qui divisaient le groupe afghan, multiethnique par définition. "Je leur ai expliqué que leur projet n’était possible qu’à la condition qu’ils oublient les Pachtouns, les Tadjiks, etc. Qu’il n’y ait plus que des artistes. C’était difficile mais ils y ont beaucoup travaillé. Je pensais, par exemple, que celui qui devait diriger la troupe ne serait jamais élu en regard de ses origines et pourtant si. Il faut tenir bon même si je dois parfois manifester fortement mes désaccords ou ma colère."

"Jouer en Afghanistan, c’est parler de politique sans faire la guerre"

Figure maternelle évidente, Mnouchkine se défend de jouer les mères abusives. Certes, elle est encore allée les voir la semaine passée à Lyon et va profiter de trois semaines de tournée du Soleil dans la capitale des Gaules en janvier pour organiser à l’Ensatt un stage autour de sa méthode de création collective. Des procédés"un peu bizarroïdes et qui fonctionnent sur l’écoute de l’autre et de soi-même. En répétition, il n’y a pas de sacrilèges, tout peut être dit ou fait. On décide ensuite de garder ou non".
Les exigences artistiques d’Ariane Mnouchkine se doublent d’une prudence liée aux conditions d’exercice du métier en Afghanistan. Lorsque la troupe a monté Tartuffe à Kaboul, elle leur a adressé un e-mail pour dire combien elle admirait leur courage, leur héroïsme soulignant toutefois qu’elle voulait des "héros vivants" avant tout. Mais comme toute véritable mère, elle leur accorde une totale confiance. Shura et Wajhma ont beau préférer la version intégrale de la pièce de Molière, "parce qu’on est plus dans la vraie vie, on embrasse, on danse", elles se contentent d’une version allégée, plus acceptable. Toutes deux entendent bien exercer leur art par passion mais aussi comme une mission. "Jouer partout est important pour notre connaissance du monde et pour montrer ce qui se passe dans notre pays, explique Shura. Mais Aftaab, c’est le théâtre d’Afghanistan et on doit jouer devant notre public". "On peut ainsi, renchérit Wajhma, parler de notre vie et de politique d’une autre manière, sans faire la guerre." Les lointains inventeurs grecs du théâtre ne disaient pas autre chose.
(*) La pièce sera reprise à l’automne prochain dans le cadre du festival lyonnais Sens interdits.

Ēloge de la Laïcité


Désirs d'avenir Paris 19ème vous propose ce texte poétique, philosophique et politique de Moncef Nouicer

Ā l'évocation de ton seul nom je vois défiler ma France éternelle, celle que j'aime, la France des lumières, celle de l'encyclopédie de Diderot, celle du dictionnaire philosophique et de l'essai sur les moeurs de Voltaire, celle du contrat social de Rousseau. Tu as su mettre fin à plus de deux siècles de guerre civile religieuse et tu t'es instauré comme principe pacificateur  et organisateur de notre République.

        Tu es tellement française que tu sembles résister à toute traduction, ainsi, d'après le Larousse Français - allemand  le terme laïcité est traduit par "Konfessionslos" (sans confession) ce qui montre que même la langue de Goethe n'a pas de mot pour te décrire, toi, qui au contraire inclus en ton sein toutes les confessions et toutes les valeurs qu'elles soient religieuses, idéologiques ou humanistes. Le Harrap's Français Anglais te traduit par "Secularity" (sécularité), signifiant ainsi le passage du religieux vers le profane alors que tu signifie le religieux et le profane. Selon le dictionnaire Al-Manhal Français Arabe le terme laïcité est traduit par "zamaniah" ce qui signifie "temporalité", en opposition à "spiritualité" alors que tu es spirituelle et éternelle.

Ce n'est pas par hasard qu'on t'assimile à la République Française, ta première concrétisation remonte à la révolution et à la première déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui indique dans son article 10 "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses". L'article 11 affirme que "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme".

C'est en  1880 pour que tu reviens à la charge avec les lois laïques de Jules Ferry qui vont te mettre à l'honneur à l'école en la  rendant gratuite puis obligatoire et en laïcisant les programmes. C'est à travers toi que notre école est devenue l'école de la République accueillant sans discrimination les croyants et les athées, les enfants de toute origine.

Il a fallu attendre 1905 et la loi du 9 décembre  pour que tu fasses ta grande entrée dans nos institutions par la volonté et l'opiniâtreté D'Aristide Briand et de Jean Jaurès  et que tu sois considérée comme le pilier de notre démocratie; ainsi depuis cette époque « La République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne plus aucun culte » et elle garantit la liberté de religion des personnes et des communautés.

Beaucoup de pays se réclament de toi, mais seulement quatre dans le monde t'ont intégrée dans leur constitution; il s'agit de la France, du Mexique, du Portugal et de la Turquie. Même dans ces quatre pays, ton édifice reste fragile et est constamment secoué par les affrontements et les soubresauts.

Au Mexique, où tu as fait ton entrée en 1917, tu es actuellement menacée.  Le religieux prend énormément d’importance et les prélats interviennent de plus en plus dans la vie politique, affirmant par exemple que le féminisme est une idéologie dangereuse et condamnant la pilule du lendemain, alors même que le nombre d’adolescentes violées ne cesse de croître.
Au Portugal tu as été intégrée dans la constitution en 1976 reprenant en fait un principe qui existe dans ce pays depuis 1910. Mais, là aussi, tu restes fragile car l'enseignement religieux dans les écoles publiques est encore effectué par les prêtes, dont la rémunération est encore assurée par l'état.
          En Turquie, tu as été imposée manu militari par Kemal Atatürk en 1928 et tu es curieusement défendue par l'Armée contre  les attaques répétées que tu subis par le pouvoir en place.

          Même en France, ton pays de naissance, tu n'arrêtes pas de subir les agressions de ceux qui veulent, soit disant, te faire évoluer, t'adapter au monde moderne ou, encore mieux,  te toiletter. Tu peux me croire, tous leurs efforts seront vains, toi, qui a su surmonter avec courage la période de Vichy où tes principes ont été bafoués et piétinés. Tu es sortie renforcée de l'affaire du foulard islamique et tu affrontes aujourd'hui avec vaillance les assauts de certains, qui feignent ignorer l'histoire de France et qui prétendent que, dans la transmission du savoir,  les curés sont à placer au dessus des instituteurs. Ils veulent soi-disant te remplacer par une "laïcité positive", comme si tu pouvais être négative. Ne t'inquiète pas outre mesure, la France sera toujours vigilante et ne permettra à personne de te modeler ni de t'instrumentaliser.
          On a fait dire à Malraux que le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas, moi je prédis que cette spiritualité sera laïque ou ne sera pas. Je suis convaincu que tu rayonneras de plus en plus sur le monde, que tu l'illumineras par ta beauté et ta spiritualité; une spiritualité respectant les autres, une spiritualité humaniste et éternelle.

          C'est toi qui nourris notre démocratie, tu donnes un espace à l'expression de la Liberté, tu es le terreau de l'Egalité et tu permets l'exercice d'une Fraternité intégrale, fondée sur le respect mutuel.
          Je ne pourrais jamais assez te remercier, toi à qui je dois tout, toi qui a orienté et façonné ma vie, toi qui m'a fait quitter mon pays de naissance pour choisir mon pays d'adoption. C'est toi qui a fait de moi ce que je suis et fier de l'être : un homme libre.



Moncef Nouicer, animateur de Désirs d'avenir Paris 19ème

30/10/2010

Le gouvernement passe son temps à nous dire que nous faisons moins bien que nos voisins.

Issu du courrier des lecteurs du Nouvel Observateur :

Un comparatif des retraites dans les pays européens. Le gouvernement passe son temps à nous dire que nous faisons moins bien que nos voisins.



Thierry Pech (directeur de la rédaction d'Alternatives Economiques) !

"En Allemagne, il n'est pas question de partir à la retraite avant 65 ans, mais si l'on totalise 35 ans de cotisation, on peut en réalité s'éclipser à 63 ans. En Grande Bretagne, même combat, sauf que 30 ans de cotisation suffisent à donner accès à une retraite à taux plein le moment venu (contre 40 en France et bientôt 41). Mieux : les Britanniques peuvent liquider leur retraite complémentaire (seconde pension d'Etat ou fonds de pension privé) entre 50 et 65 ans.
On objectera peut-être que, dans tous les cas, plus personne ne pratique la retraite à 60 ans. Faux : outre les Belges, les femmes britanniques, grecques et italiennes y ont encore droit. En outre les systèmes apparemment les plus rigoureux sont souvent moins durs qu'on ne le dit. Le Danemark par exemple n'autorise les départs en retraite qu'à partir de 65 ans, mais ne fait pas de distinction entre âge légal et âge de départ à taux plein (65 ans aujourd'hui en France et bientôt 67). D'ailleurs, en pratique, les Danois partent en retraite en moyenne à 61, 3ans, grâce notamment aux plans d'épargne-retraite garantis par l'Etat.
Au total les comparaison européennes livrent un tout autre enseignement : en combinant des durées de cotisation (41 ans en 2012) et des limites d'âge élevées (62 et 67 ans dans les années qui viennent), le gouvernement fraçais prépare l'un des systèmes les plus durs d'Europe".

24/10/2010

Ariane Mnouchkine et Le Théâtre du Soleil défilent avec et pour la justice

Mardi 19 comme lors des précédentes mobilisations, Ariane Mnouchkine et le Théatre du Soleil ont défilé derrière une grande et belle statue de la Justice, illuminant la manifestation et suscitant sur son passage émerveillement, joie et applaudissements :


http://www.desirsdavenir.org/component/content/article/1650-ariane-mnouchkinedefileaveclajustice.html



A Lire Aussi :
MédiaPart propose plusieurs vidéos de la participation du Théatre du Soleil, en voici une :

Ségolène Royal: "On sait maintenant qu'on a un système tyrannique" (interview)



Ségolène Royal a dénoncé ce vendredi soir au micro de France Inter la volonté de passage en force du gouvernement Nicolas Sarkozy et de la droite.
Voici l'intégralité de la réaction de Ségolène Royal au micro de Ludovic Fau ainsi que sa retranscription :


22/10/2010

" La réforme des retraites ne doit pas se faire contre le peuple mais avec lui . " Ségolène Royal dans Libération


" La réforme des retraites ne doit pas se faire contre le peuple mais avec lui . " Ségolène Royal dans Libération

Les jeunes ont leur mot à dire, par Dominique Bertinotti


Prétendre que la réforme des retraites ne concerne pas les jeunes est une aberration.

Passons rapidement sur l’argument de leur « immaturité politique », brandi par une majorité qui s’obstine au même moment à abaisser à 16 ans la responsabilité pénale ! Les jeunes auraient leur place dans les prétoires, dans les prisons, dans les mêmes conditions et sous les mêmes rigueurs que leurs aînés, mais n’auraient pas le droit d’entrer dans l’arène politique, voilà une étrange conception de l’équilibre des droits et des devoirs de la citoyenneté.

Laissons aussi de côté l’absurde « cela ne les concerne pas ». De deux choses l’une : soit cette réforme prétend résoudre durablement l’équation financière des retraites, et dans ce cas, elle intéresse au premier chef ceux qui entament aujourd’hui leur vie active ; soit elle n’y parvient pas et, alors, les jeunes sont les premiers à devoir nous réclamer des comptes, au nom d’un avenir que nous sommes incapables de leur garantir.

Oui, les jeunes ont leur mot à dire. Pour la simple raison qu’ils sont les premières victimes de cette réforme.
Je pense d’abord aux jeunes travailleurs, ceux qui paieront la réforme en travaillant plus longtemps, et plus durs, pour tous les autres.
70 000 jeunes de 17 ans, soit 10% de cette classe d’âge, ne sont dans aucune formation ni contrat aidé. A 18 ans, ils ne sont pas moins de 180 000, soit 22%, à avoir définitivement quitté le système éducatif.
Ces jeunes sont précipités dans le marché de l’emploi. Les plus chanceux d’entre eux, qui parviennent à trouver un emploi, sont précisément ceux qui devront attendre 62 ans avant de jouir d’une retraite méritée, alors même qu’ils auront bouclé leurs 41 annuités bien avant cet âge.
A cela s’ajoutent les 400 000 apprentis, qui, eux aussi, commencent à travailler bien avant les autres.
Inutile de préciser que les métiers auxquels les destine leur fragile formation, quand ils en ont une (16% des jeunes de 20 à 24 ans n’ont aucun diplôme, ni le bac, ni le BEP, ni le CAP…), sont rarement les moins pénibles !Où est la justice d’une réforme qui fait travailler plus dur, et plus longtemps, les « oubliés » de notre Education Nationale ?
Mais la réforme ne se contente pas de s’acharner sur les plus fragiles. Les retraites de tous les jeunes seront profondément amputées.
Bien sûr, là encore, les moins qualifiés paieront le plus lourd tribut. Comment constituer une carrière complète, et s’offrir une retraite décente, lorsque le chômage des 15-24 ans dépasse désormais les 25%, à partir d’un socle hors temps de crise solidement arrimé au 20%... Sans compter tous ceux qui, découragés, ont abandonné la recherche d’emploi, le taux d’activité des jeunes en France, à 32%, étant l’un des plus faibles d’Europe (moyenne de 37%, avec 45% en Allemagne, ou 67% au Danemark et aux Pays-Bas).
Dans cette population, les jeunes sortis tôt du système éducatif subissent la plus violente discrimination : 49% des jeunes sans diplôme sortis depuis moins de 4 ans du système éducatif sont au chômage ; ils sont encore 27% dans les dix ans qui suivent leur « entrée » sur le marché du travail.
Mais cette insertion difficile dans le marché de l’emploi concerne tous les jeunes, la variable d’ajustement des à-coups du marché du travail. Ainsi, le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur dans l’année qui suit la fin de leur formation a subi en 2009 une hausse de 18%.
A l’autre bout de la chaîne, les 40% de jeunes qui bénéficient d’une formation tertiaire rentrent de plus en plus tard dans l’emploi, soumis à la course aux diplômes dans laquelle se joue leur carrière tout entière. Eux subiront de plein fouet le passage à 67 ans de la retraite sans décote, qui deviendra leur vrai âge de départ à la retraite s’ils ne veulent pas réduire de plus d’un quart leurs futures retraites. 
Et pour quelle retraite ? Car il faudra enfin aborder lucidement la question de la justice de la répartition des rémunérations selon les générations. Chacun peut aujourd’hui faire l’expérience d’une très nette différence non seulement dans le salaire d’embauche, mais dans les perspectives d’augmentation au fil de la vie entre les générations entrées dans l’emploi au début des années 70 et celles d’aujourd’hui. Or, la réforme ne demande rien à ceux qui jouissent aujourd’hui d’une retraite garantie et consolidée, quand elle demande tout à ceux qui ne croient même plus aujourd’hui à la promesse d’une retraite méritée.
Tous ces enjeux sont liés. N’oublions pas ainsi que la retraite devient de plus en plus le « seul patrimoine de ceux qui n’en ont pas ».
Au fond, la réforme des retraites cristallise des malaises plus profonds et pousse plus que jamais une question tout en haut de l’agenda politique : quelle place notre société fait-elle à ses enfants ? Et comment oser en débattre sans écouter les principaux concernés ? Les jeunes ont raison de s’exprimer, pacifiquement et solidairement. Car c’est leur avenir qui se joue aujourd’hui.

Par Dominique Bertinotti
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