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07/12/2010

Samedi 11 Décembre: Intervention de Ségolène Royal lors de la Convention PS pour L'Egalité Réelle


Ségolène Royal interviendra lors de la convention du PS pour l'égalité réelle:  
Samedi  11 décembre.

Halle Freyssinet,
55 bld Vincent Auriol,
Métro  Bibliothèque, Chevaleret ou Quai de la gare

Ségolène Royal présentera sa contribution :

"Faire de l'emploi des jeunes une
grande cause nationale"

que vous pouvez consulter en cliquant ici
 
Si vous souhaitez participer à cette Convention, merci de vous inscrire par
Email auprès d'Alain, à la Fédération de Paris : alain@ps-paris.org.


07/01/2010

Menaces contre Peillon ? Ségolène Royal répond au Point

Par Gilles Klein , Arrêt sur images le 06/01/2010

Le Point publie un droit de réponse de Ségolène Royal à la suite d'un écho évoquant des menaces contre Vincent Peillon attribuées à des militants ségolénistes.




"Ségolène Royal répond"

"Je m'étonne des informations dénuées de tout fondement que l'excès rend grotesques, affirmant que certains de mes proches auraient menacé un membre du PS. (...) Si cette information n'est pas démentie ou si elle est reprise, je me réserve le droit d'engager des poursuites. (...) Je n'accepte pas cette petite manipulation qui consiste à m'attribuer des messages Internet anonymes, qui sont à l'opposé des valeurs que je défends."






Sous le titre "Peillon menacé" avec une photo de ce responsable socialiste, Le Point écrivait, dans son précédent numéro, que des "militants ségolénistes purs et durs multiplient les insultes contre Peillon" sur Internet. Y compris avec des "attaques racistes" en le menacant de lui faire subir le même sort que Berlusconi (agressé et blessé au visage) : "On va te faire comme à Berlusconi"


Le Point 24 décembre 2009 picto
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=6640

Le Point, 24 dec 2009

03/01/2010

Le blues des mâles au Parti Socialiste









Analyse par Jean-Michel Normand, Le Monde 03/01/09





Y aura-t-il un "homme de l'année 2010" au Parti socialiste ? Pour 2009, en tout cas, on ne voit guère de prétendant au titre. Au PS, c'est la paire Martine Aubry-Ségolène Royal qui donne le ton. Ses relations tiennent, selon les circonstances, du duo ou du duel et il occupe largement l'espace politique. Bref, sur la ligne de départ de l'élection présidentielle de 2012, les candidats les plus évidents à l'investiture socialiste sont, pour l'heure, des candidates.

Certes, l'échéance est encore lointaine et les deux protagonistes ne sont pas forcément les mieux placées dans les sondages, mais le jeu s'organise autour de "Martine" et de "Ségolène". Sortis laminés du congrès de Reims, les "éléphants" ne sont guère parvenus à reconquérir leur territoire et les quadras ne se sont toujours pas imposés. Il apparaît bien difficile d'exister face à deux femmes qui, chacune à sa manière, ont préempté le thème de la rénovation du Parti socialiste.

La maire de Lille, qui ne cesse de répéter qu'elle a remis le PS au travail, creuse son sillon malgré la déconvenue des européennes. Brandissant "les valeurs" de la gauche, elle cultive un sens du collectif et revendique un classicisme qui l'amène à se proclamer, un brin provocatrice, "totalement ringarde". A contrario, la présidente de la région Poitou-Charentes se pose en visionnaire, capable de "sentir" avant les autres les sujets en phase avec l'opinion (les primaires, le "pass contraception" dans les lycées, le refus de la taxe carbone). Parfaitement imprévisible, rétive à la discipline de groupe et jouant en permanence la base contre le sommet, Mme Royal a vu ses principaux soutiens prendre leurs distances. Or, malgré sa popularité en berne, aucun dirigeant socialiste ne se hasarde à considérer que ses chances de rebondir sont nulles.

Les deux femmes comptent sur les régionales de mars pour asseoir leur autorité. Peu importe que la première secrétaire ne soit pas candidate, une victoire de la gauche serait aussi la sienne. En évoquant hâtivement la perspective d'un grand chelem, Mme Aubry a cependant mis la barre très - trop ? - haut. Quant à Mme Royal, vers laquelle les projecteurs des régionales seront braqués, elle espère une réélection franche et massive en Poitou-Charentes pour lancer sa marche vers 2012.

Alors que les difficultés de Nicolas Sarkozy - qui ne semble plus tout à fait hors d'atteinte - aiguisent les ambitions, la gent masculine socialiste, éloignée des premiers rôles, doit refaire son retard. Dominique Strauss-Kahn, que ses fonctions au Fonds monétaire international (FMI) contraignent à une absolue réserve sur les questions de politique intérieure française, va devoir adresser quelques signaux. Leur force et leur nature dépendront de la trajectoire de Martine Aubry.

François Hollande souhaite hâter les échéances en espérant que sa posture, centrée sur un discours économique et social "responsable" et des propositions "cohérentes", lui permettront de se composer une aura mendésiste. Décidé à prendre sa revanche sur son rendez-vous manqué de 2006, le député de Corrèze compte bien récupérer les déçus du ségolénisme.

Quant à Bertrand Delanoë, persuadé qu'il "n'a pas besoin d'être candidat pour exister", il se tient prêt, au cas où, pendant que Laurent Fabius campe sur son Aventin de "sage actif". Chargé de renouveler le projet du PS, Pierre Moscovici, qui se dit "prêt à prendre des risques", entend troubler le face-à-face Aubry-Royal en incarnant une relève générationnelle. Enfin, les quadras Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon - qui ont voulu marquer leur territoire en s'opposant, en termes parfois véhéments, à Mme Aubry et Mme Royal - tablent sur les primaires de 2011 moins pour jouer les premiers rôles que pour négocier leur soutien.

A vrai dire, ce ne sont pas tant les hommes du PS qui ont failli mais le système des courants dont ils sont issus. Dirigeantes expérimentées et femmes de caractère, la première secrétaire et la présidente de la région Poitou-Charentes partagent aussi le fait de ne pas avoir grandi à l'ombre de l'appareil. Avant comme après la présidentielle de 2007, Mme Royal a compensé son allergie aux affaires internes du PS par une capacité hors pair à bousculer les codes de la communication politique.

Quant à Mme Aubry, qui, depuis 2002, avait préféré le beffroi de Lille aux joutes de la Rue de Solférino, elle doit son destin à sa ténacité et surtout à l'incapacité des composantes à vocation majoritaire à s'entendre, lors du congrès de Reims, en novembre 2008, autour de M. Delanoë. Divisées, voire émiettées, et ne recouvrant plus guère de clivages avérés, les "sensibilités" socialistes, inaptes à organiser les débats sur l'Europe, la question sociale ou l'environnement, ne sont même plus capables de faire émerger de leurs propres rangs les figures de proue du PS.

On ne s'étonnera pas, dans ces conditions, que l'idée des primaires ouvertes - autrement dit confier aux électeurs de gauche le soin de sélectionner eux-mêmes leur candidat - ait fini par s'imposer. On ne s'étonnera pas davantage que la panne générale d'un système qui n'avait jusqu'alors sélectionné que des dirigeants de sexe mâle ait propulsé deux femmes sur le devant de la scène.


12/12/2009

Ségolène Royal "appartient pleinement au PS"














Selon l'institut BVA , 74% des sondés pensent que Ségolène Royal est "un handicap" pour le PS.
Sa porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem, réagit à cette étude.



Pour vous, quel est l'intérêt de ce sondage?
Les sondages sont intéressants, je suis d'avis de ne jamais les ignorer même s'il faut toujours les prendre avec précaution. Certaines questions me paraissent orientées, d'autres auraient mérité d'être posées.

Ségolène Royal se montre-t-elle trop indépendante vis-à-vis du PS?
Elle a une grande liberté de pensée et de parole qui parfois déconcerte, mais qui permet aussi de faire avancer certaines idées. Je pense a la rénovation des pratiques militantes, aux primaires, à la critique de la taxe carbone ...
Mais Ségolène Royal appartient aussi pleinement au PS, elle a été sa candidate aux présidentielles, elle a réuni sur son nom près de 50% des militants à Reims, elle est la candidate désignée par les militants pour les régionales et elle est sa représentante au sein de l'Internationale Socialiste .

Vous êtes à la fois membre de la direction du Parti socialiste et porte-parole de Ségolene Royal, comment concilier les deux?
Je soutiens Ségolène Royal et je travaille loyalement avec tout le monde. Il y a des socialistes de grande valeur dans tous les courants et on s'entend heureusement sur l'essentiel. Je partage les combats de la direction du parti contre la politique gouvernementale et en faveur de plus de justice fiscale, sociale et environnementale.
Je suis, en outre, très favorable à l'entreprise de rénovation du PS qui n'est pas étrangère à ce que Ségolène Royal a elle-même insufflé.
Il faut aussi faire bouger le PS sur d'autres plans. Il faut notamment qu'il soit au clair sur son positionnement sur l'échiquier politique et donc sur la question des alliances . Les points de vues sont aujourd'hui partagés sur ce point.

Ségolène Royal avait dit jeudi sur Europe 1 : "Le parti n'est qu'un instrument au service des hommes et des femmes dans un pays [...] Je ne me bats pas pour le Parti socialiste". Que veut dire cette déclaration, notamment la dernière phrase?
Elle se bat pour changer la société, la France et défendre les Français. Les partis sont au service de cette ambition. C'est le sens de l'engagement de tout homme ou femme politique qui ne se bat pas d'abord pour lui même, mais pour son pays et ses concitoyens. Ségolène Royal ne dit pas autre chose.

Ségolène Royal promeut la démocratie participative et les primaires ouvertes. Le renouveau de la vie politique doit-il forcément dépasser les courants et les partis?
Les partis sont un outil central de la démocratie. Le renouveau de la vie politique réside cependant dans la capacité des partis à s'ouvrir sur la société, à rénover les pratiques militantes, à laisser plus de place à la participation citoyenne, à investir les réseaux sociaux, à attirer a eux les universitaires, les artistes, les intellectuels... On ne peut pas rester engoncé dans de vieux schémas. De ce point de vue, les primaires sont une chance.

Deux mouvements gravitent autour de Ségolène Royal. D'un côté, l'Espoir à gauche , le courant issu de sa motion présentée à Reims. Animé par Vincent Peillon, Ségolène Royal veut placer à sa tête Jean-Louis Bianco, Gaëtan Gorce et vous-même. De l'autre, Désirs d'avenir , son association. Comment ses deux mouvements peuvent-ils s'articuler?
Beaucoup d'adhérents de Désirs d'Avenir sont aussi militants d'Espoir à gauche dés lors qu'ils sont au PS. Mais beaucoup de membres de Désirs d'avenir ne militent dans aucun parti et appartiennent à la société civile. Désirs d'avenir peut permettre à Espoir à Gauche de s'ouvrir sur la société civile et de changer notre appréhension de certains sujets.

Quelle la différence entre Désirs d'avenir et un parti politique classique?
Désirs d'avenir n'est pas un parti, c'est un réseau social participatif qui soutient la démarche de rénovation de la vie politique de Ségolène Royal et l'enrichit. C'est une des nouvelles formes de militantisme à cheval entre la société et les partis.

L'Express 11/12/09

30/11/2009

Message de Jean-Louis Bianco, Gaëtan Gorce, Najat Vallaud-Belkacem

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades,

C’est autour de la belle ambition d’une complète rénovation de notre parti qu’est né « L’Espoir à gauche, fiers d’être socialistes ». C’est parce que nous avons voulu porter un projet politique novateur, prônant ouvertement le rassemblement, une éthique du débat et une réflexion politique que nous nous sommes depuis plus d’un an mobilisés et rassemblés. Cette ambition reste plus que jamais d’actualité.

L’Espoir à gauche est en effet plus qu’un courant : il symbolise, pour toutes celles et tous ceux qui s’y sont retrouvés, un état d’esprit. Aussi devons-nous, tout mettre en œuvre, tout entreprendre pour préserver et prolonger cette démarche. Les évènements de ces derniers jours et, plus encore, les déclarations inacceptables qui les ont entourés ont pu faire douter de notre capacité à y réussir. Pour notre part, au moment même où progressent bon nombre de nos idées, notamment la démocratie participative et le dépassement du PS, nous sommes plus que jamais soucieux de défendre ces valeurs.

Cette ambition de rénovation qui nous a réunis, nous devons aussi nous l’appliquer à nous-mêmes. Nous souhaitons que la consultation des membres de l’Espoir à gauche s’étende à l’ensemble des signataires de la motion pour définir la manière dont nous voulons travailler ensemble. Et parce que l’organisation d’une telle consultation à l’approche d’une grande bataille politique serait source de nouvelles querelles, nous souhaitons que cette consultation ait lieu après les élections régionales.

Si l’Espoir à Gauche n’appartient à personne, c’est parce qu’il appartient à tous. Nous veillerons à un fonctionnement collégial dans le respect de tous. L’avenir d’Espoir à gauche est entre les mains de ses militants et nous souhaitons qu’ils reprennent la parole en avril, pour décider de l’avenir de notre rassemblement. D’ici là, aucun vote d’appareil n’a de sens ni de valeur.

C’est ensemble, avec les militants, que nous dépasserons les querelles médiatiques pour retrouver les bases d’un fonctionnement apaisé et serein qui mettra la politique au premier plan.