18/04/2010

"Ségolène Royal veille à la transparence des primaires"



























Sur Le Post, Dominique Bertinotti, qui "surveille les modalités du scrutin" pour Royal, se soucie de la sincérité de celui-ci.


On en sait désormais plus sur la manière dont les primaires du PS, qui vont désigner le candidat de gauche à la présidentielle de 2012, vont se dérouler.Mardi soir, la commission sur la rénovation du PS, présidée par Arnaud Montebourg, a présenté devant les instances nationales du parti les règles du jeu qu'elle préconise.En gros, même si les propositions de la commission Montebourg ne sont que provisoires, car elles doivent encore être discutées par la direction du PS puis validées par les militants fin juin, ces primaires devraient être organisées en deux tours, en septembre-octobre 2011 (voir les règles du jeu en détail).Si les partisans de Dominique Strauss-Kahn et ceux de François Hollande ne sont pas d'accord sur la date de ces primaires, les fidèles de Ségolène Royal se soucient surtout de la sincérité du scrutin.


1. Chez Royal, on redoute "de la triche"


Ces dernières semaines, l'ex-candidate à la présidentielle a d'ailleurs prévenu à deux reprises qu'elle redoutait que des accusations de tricheries viennent perturber ce scrutin interne, comme cela a été le cas lors de la désignation de Martine Aubry à la tête du PS, en novembre 2008."Je ne me laisserai pas marcher dessus. Si les primaires ne sont pas correctes, s'il y a de la triche, je reprendrai ma liberté", déclarait-elle dans Le Monde Magazine du 21 février. "Je n'irai pas me fracasser dans une élection si les votes sont trafiqués", insistait-elle dans Le Nouvel Observateur du 25 février.Contacté par Le Post, le porte-parole de Ségolène Royal Guillaume Garot avait expliqué à l'époque: "Ségolène Royal veut que les primaires soient organisées de façon ouverte, transparente et efficace" pour "éviter toute tricherie". François Lamy, bras droit de Martine Aubry, lui répondait sur Le Post, en assurant que les "primaires seront les plus transparentes possibles".


2. "Royal veille à la transparence des primaires"


Du coup, pour éviter toute tricherie, la commission Montebourg propose la création d'une "haute autorité éthique chargée de contrôler les scrutins", qui pourrait notamment être composée de socialistes et de personnalités qualifiées en matière juridique, comme l'explique Libération. Mais cela ne rassure pas pour autant les partisans de Ségolène Royal, ni ceux de François Hollande...- Stéphane Le Foll, ex-bras droit de l'ancien premier secrétaire, déclare à Libération: "La fiabilité est un vrai sujet. Ce n'est pas une commission, quelle qu'elle soit, qui va contrôler l'ensemble des bureaux."- Chez les pro-Royal, "on sera vraiment exigeant sur la transparence du vote", a insisté mardi soir de son côté Dominique Bertinotti, qui représente l'ex-candidate sur cette question des primaires.


3. Être "exigeant sur la publicité en temps réel sur internet"


Contactée par Le Post, Dominique Bertinotti confirme que "Ségolène Royal veille à la transparence des primaires". "Elle m'a demandé de surveiller les modalités du scrutin pour elle", explique la maire du IVe arrondissement de Paris.Dominique Bertinotti a assuré mardi soir que le camp Royal allait également être "vraiment exigeant sur la publicité en temps réel sur internet".Qu'est-ce que cela veut dire? "C'est une idée car les modalités techniques des primaires ne sont pas encore définitivement définies. Nous réfléchissons à un système qui amènerait plus de transparence pour ce scrutin", explique-t-elle au Post."Officiellement, Ségolène Royal n'est pas candidate aux primaires"L'idée est la suivante: "Dès qu'un bureau de vote a fini de dépouiller les bulletins, il envoie les résultats au parti. Ces résultats pourraient être eux-même diffusés sur le Web en temps réel pour que chacun puisse les voir", précise Dominique Bertinotti au Post.Cette "idée" du camp Royal pourrait être reprise par la commission Montebourg, qui a encore du temps pour peaufiner son rapport sur l'organisation des primaires, qui sera discuté au bureau national du PS le 1er juin."Nous sommes très attachés à l'authenticité du vote, à son déroulement et à la publicité qui sera faite des résultats", résume-t-elle. L'objectif du camp Royal? "Qu'il n'y ait aucune suspicion possible sur les résultats des primaires", indique Dominique Bertinotti.Et Ségolène Royal est-elle candidate aux primaires? "Non, officiellement, elle ne l'est pas encore. C'est elle qui décidera de se présenter ou non. Cela ne l'empêche pas d'être attentive au déroulement de ce scrutin", assure Dominique Bertinotti.