vidéos :1ère partie :
http://www.desirsdavenirparis.fr/ext/http://www.dailymotion.com/video/xcyu77_segolene-royal-france-inter_news
2è partie :
http://www.desirsdavenirparis.fr/ext/http://www.dailymotion.com/video/xcyumk_segolene-royal-france-inter_news
16 avril 2010
Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes répondait ce matin aux questions de Nicolas Demorand, Bernard Guetta, Thomas Legrand et des auditeurs dans Interactiv' sur France Inter.
Ségolène Royal a fait le lien entre la situation locale en Charente-Maritime et en Vendée, où l'Etat et le gouvernement de Nicolas Sarkozy "agit, dit-elle, avec "brutalité" et "violence", et la situation nationale où le gouvernement reste sourd à l'exigence de justice.
Interrogée sur le prévisions alarmistes du COR, le Conseil d'Orientation des Retraites, et sur la nécessité de réformer vite, Ségolène Royal a expliqué qu'il fallait avant tout "réformer très bien plutôt que très vite", "en concertation et en écoute". "Je déplore qu'il y ait déjà des tensions sur ce sujet". Ségolène Royal voit l'origine de ces tensions dans l'absence d'une vraie concertation, l'absence d'écoute et de réelle négociation : "l'Etat n'a pas voulu entendre la nécessité de mettre l'ensemble des paramètres sur la table", "il n'y a pas que la raison démographique, il y a aussi le chômage, la crise qui engendre la baisse de la masse salariale et des cotisations".
Sur l'objectif et les moyens de la réforme des retraites, Ségolène Royal s'est prononcée très clairement :"Quel objectif faut-il atteindre ? Il faut atteindre un objectif si possible consensuel parce que la retraite, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas. Il faut agir sur tous les paramètres. Il faut faire cotiser la capital, il convient de remettre à plat les avantages fiscaux offerts aux plus riches. Les niches ficales qui profitent aux grandes fortunes valent 75 milliards d’euros. Et 60 ans doit rester un âge légal. Pourquoi ? Parce que tant que tous les paramètres ne seront pas mis sur la table, il est hors de question de toucher à ce qui fait la sécurité fondamentale de millions de français".
