05/12/2011

Pour ceux qui croient encore à la sureté du nucléaire

Greenpeace s'introduit dans la centrale
de Nogent-sur-Seine

LEMONDE.FR | 05.12.11 | 07h51   •  Mis à jour le 05.12.11 | 10h02

Photo prise le 22 février 2006 de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine.
Photo prise le 22 février 2006 de la centrale nucléaire 
de Nogent-sur-Seine.AFP/ALAIN JULIEN

Des militants de Greenpeace se sont introduits
lundi 5 décembre au matin dans la centrale nucléaire
de Nogent-sur-Seine (Aube), une "intrusion"
confirmée par la gendarmerie. D'autres militants de
l'organisation écologique ont tenté de s'introduire
dans les sites de Blaye (Gironde) et de Cadarache
(Bouches-du-Rhône), a dit la gendarmerie à l'AFP,
sans y parvenir.

Dans un communiqué, Greenpeace précise s'êtreintroduit vers 6 heures
dans la centrale nucléaire située à 95 km au sud-est de Paris "pour 
faire passer le message que le nucléaire sûr n'existe pas".  Eric Besson,
ministre de l'industrie, a aussitôt réagi sur les ondes de France Info :
"Si l'enquête confirme [que Greenpeace est entré dans la centrale de 
Nogent-sur-Seine], cela veut dire qu'il y a eu dysfonctionnement et 
qu'il faudra prendre des dispositions pour que ça ne se reproduise pas.
" Irrité par cette opération des militants écologistes, Henri Guaino,
conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, a estimé que l'agissement 
des écologistes était "irresponsable", tout en admettant un problème
"On ne peut pas permettre que n'importe qui puisse entrer aussi 
 facilement que ça dans une centrale nucléaire. On peut imaginer ce 
que certains pourraient en faire." Interrogé par BFMTV-RMC, il a
 également assuré qu'il faudrait "tirer les conséquences" de cette
intrusion et "réfléchir à la sécurisation" de ces sites.
"LE NUCLÉAIRE SÛR N'EXISTE PAS"
Huit militants sont entrés dans la centrale, selon une autre source de
la gendarmerie, qui a indiqué que d'autres avaient déjà été interpellés.
"Une partie des militants a réussi à grimper sur le dôme de l'un des 
réacteurs, où ils vont déployer une banderole : 'Le nucléaire sûr 
n'existe pas'", a expliqué Axel Renaudin, chargé de communication de
 Greenpeace. Selon le site Internet de l'ONG, les militants seraient en
train de peindre un signe danger sur ce réacteur.