Les circuits courts constituent un mode de commercialisation complémentaire aux circuits traditionnels, en permettant de valoriser au mieux la production des agriculteurs et de les reconnaître socialement. En résumé, du producteur au consommateur.
http://www.leblogdesegoleneroyal.fr/la-presidente-des-solutions/segolene-royal-invitee-de-la-fete-du-monde-rural-de-sainte-marie-de-sicche-%E2%80%93-corse-%E2%80%93-15-aout-2011/
Ces circuits regroupent deux types de commercialisation :
* la vente directe du producteur au consommateur, sous forme de vente à la ferme, magasin collectif, sur les marchés, par correspondance (internet), contractuelle (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne)…
* la vente indirecte via un seul intermédiaire, destinée à la restauration traditionnelle ou collective, ou à un commerçant détaillant (boucherie, Petites et Moyennes Surfaces, …).
La commercialisation par les circuits-courts vise à répondre à une double attente : celle du consommateur et celle du producteur.
Le consommateur recherche des produits qui ne menacent pas sa santé, valorisant la notion de terroir, de tradition, d’authenticité et de lien social. Il veut consommer en respectant l’environnement, avec des produits de proximité générant moins d’émissions de dioxyde de carbone (coût réduit du transport) et moins de conditionnement (suremballage). Il demande également une plus grande traçabilité des produits ainsi qu’une meilleure qualité gustative et nutritive.
De son côté le producteur s’assure des revenus stables et une reconnaissance d’acteur social à part entière par un lien direct avec le consommateur, lui permettant de partager et de valoriser au mieux un mode de production spécifique, véritable alternative à la grande distribution.
Pour Ségolène Royal, le monde agricole et le monde rural sont une partie essentielle de l’identité de la France : « je n’accepte pas qu’il soit ainsi méprisé. Je veux rendre la dignité au milieu rural, aux éleveurs, aux agriculteurs. [...] Nous devons remettre le milieu rural et le métier d’agriculteur au cœur des préoccupations du modèle français. [...] Je suis convaincue que dans le nouveau modèle de civilisation que nous avons à construire, nous devons continuer à apprendre du travail de la terre dont nous venons tous. Par sa taille, son impact environnemental et son influence sur les territoires qui l’abritent et qu’elle façonne, l’agriculture constitue un enjeu fort de développement économique et d’aménagement du territoire. […]
Les propositions de Ségolène Royal pour développer la commercialisation directe des produits agricoles :
- Favoriser la production de proximité et la mise en place de circuits courts, par exemple en mettant le bilan carbone dans le cahier des charges des appels d’offres concernant la restauration gérée par la collectivité.
- Etablir la transparence sur la valeur ajoutée et la distribution des profits sur toute la chaîne agro-alimentaire, de la production à la commercialisation, en passant par la transformation.
- Dans le cadre de la réforme de la Politique Agricole Commune en 2013, mettre en place un certain niveau de protectionnisme européen concernant la production et les importations agricoles, en introduisant des normes sociales et environnementales strictes.
- Interdire, au niveau mondial, la spéculation sur les matières premières agricoles, en réaffirmant la vocation prioritaire pour l’agriculture d’alimentation des peuples et de lutte contre la famine.
L’action de Ségolène Royal à la tête de la Région Poitou-Charentes pour développer les circuits courts
De la fourche à la fourchette : la Région Poitou-Charentes incite au renforcement des liens directs entre producteurs fermiers et consommateurs, afin de contribuer au développement d’une consommation durable et responsable, au maintien d’une agriculture péri-urbaine et au renforcement du lien au territoire.
A ce titre, la Région finance les projets de vente directe dans les exploitations agricoles. Ce financement porte sur les travaux d’aménagement des locaux de vente et sur les investissements matériels liés à l’activité de vente directe.
Dans ce cadre, 80 projets ont été soutenus par la Région depuis 2004 pour un montant de996 000 €.
On peut notamment citer parmi ces projets celui de la SARL Plaisirs Fermiers porté en 2009 par 9 producteurs des Deux-Sèvres, afin de créer un magasin de vente directe de produits fermiers sur Niort. Il s’agit du premier magasin du genre en Poitou-Charentes qui revêt un intérêt à la fois pour les consommateurs (large gamme de produits de qualité, dont on connaît l’origine, sur un seul espace) et pour les producteurs (valorisation de leur savoir-faire).
On peut notamment citer parmi ces projets celui de la SARL Plaisirs Fermiers porté en 2009 par 9 producteurs des Deux-Sèvres, afin de créer un magasin de vente directe de produits fermiers sur Niort. Il s’agit du premier magasin du genre en Poitou-Charentes qui revêt un intérêt à la fois pour les consommateurs (large gamme de produits de qualité, dont on connaît l’origine, sur un seul espace) et pour les producteurs (valorisation de leur savoir-faire).
Ce sont 40 producteurs de la région qui proposent leur produits dans ce magasin qui compte aujourd’hui plus de 700 références (viandes, fruits et légumes de saison, conserves artisanales, produits laitiers, miels et confitures, vins et apéritifs…).
Cette réalisation est déjà une vraie réussite et a valeur d’exemple pour de très nombreux producteurs, qui afin de vivre décemment de leur travail souhaitent s’inscrire dans une démarche similaire. On observe déjà que d’autres projets du même type sont en voie d’émergence dans la région, notamment en Charente.
C’est afin de renforcer ce lien entre producteur et consommateur que la Région a lancé lors de la Commission Permanente du 7 mai 2010 l’appel à projets « magasins fermiers de la fourche à la fourchette » destiné à valoriser et développer les productions régionales dans un esprit « gagnant-gagnant » pour le producteur par la valorisation de son savoir-faire et pour le consommateur par l’accès à des produits de qualité et de proximité.
42 réponses ont été enregistrées à la clôture de cet appel à projets.

