23/07/2011

« Ségolène Royal a toujours une audience très forte » Jean-Jack Queyranne (Le Figaro)


Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône Alpes s’est exprimé aujourd’hui lors d’une interview dans le journal Le Figaro sur les primaires citoyennes des 9 et 16 octobre prochains : «plus la participation à la primaire sera importante, plus Ségolène Royal aura des chances de l’emporter».
Extraits :
Le Figaro : Ségolène Royal réclamait des débats entre candidats. Elle a finalement obtenu gain de cause . Qu’en pensez-vous ?
Jean-Jack QUEYRANNE : La primaire est un exercice inédit. Elle ne peut avoir un retentissement que si elle est fondée sur un débat démocratique. Les candidats ne peuvent pas passer leur temps à des parties de cache-cache. Le programme du PS, ce n’est pas les tables de la loi. Les sujets d’actualité sont nombreux, sur la dette, l’énergie ou l’éducation. Il ne faut pas les fuir.
Les débats télévisés en 2006 ont donné l’image d’un PS divisé. Faut-il récidiver?
En 2006, il s’agissait plutôt de débats en parallèle, d’une succession d’expressions. Il faut trouver une forme plus moderne et plus dynamique de débats. Les risques de division existent, c’est incontestable. Mais c’est aussi un beau défi pour le Parti socialiste. Le risque, c’est que les adversaires s’en servent pour aviver nos contradictions internes. C’est à nous d’en prendre la mesure. Mais l’intérêt des débats, c’est qu’ils peuvent être mobilisateurs, servir à entraîner la participation à la primaire. Ils peuvent aussi aider à éclairer l’opinion publique, prendre les Français à témoin. Face au président de la République, qui dispose d’une tribune permanente en raison de ses fonctions, la gauche doit innover.
Ségolène Royal a-t-elle toujours une chance de l’emporter ?
Rien n’est joué. Et plus la participation sera importante, plus Ségolène Royal aura des chances de l’emporter. Si la primaire est confisquée par l’appareil du PS, on risque d’assister à une réédition du congrès de Reims. Il faut à tout prix l’éviter.
Elle a toujours une audience très forte auprès des milieux populaires parce que les Français apprécient sa combativité. Je le ressens dans ma circonscription, comme dans la région Rhône-Alpes. Avec elle, on n’est jamais dans le refrain ! Les soutiens dont on parle, c’est la course aux signatures des grands élus. Ça ne suffit pas, et ce n’est pas cela, la primaire.
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