La seule question qu’il faut se poser pour apprécier la portée des annonces faites par Nicolas Sarkozy aujourd’hui en Charente est la suivante : sont-elles de nature à éviter la disparition d’une partie des exploitations agricoles et du cheptel français ? La réponse à cette simple question est malheureusement non.
Les annonces du Président de la République ne sont pas fondamentalement nouvelles au regard de ce qui avait déjà été indiqué par le gouvernement. Alors que tout le monde s’attendait au déblocage d’une aide directe aux éleveurs, de nature à soutenir leur trésorerie, il n’y en a pas.
Le report d’échéance de prêt n’est que reculer pour mieux couler : les agriculteurs n’auront pas l’année prochaine l’argent qu’ils n’ont pas aujourd’hui.
La question la plus urgente pour les éleveurs est celle de la pénurie et du coût de la paille et des fourrages.
En se refusant à toute mesure de contrôle et de blocage des prix, Nicolas Sarkozy vient de delivrer en quelque sorte un permis de spéculer qui met en danger l’avenir de l’évelage français.
Par Delphine Batho
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