20/02/2011

Mon enfant, mon amour… Retour sur la protection de l’enfance en France...par Najat Vallaud-Belkacem


A l’invitation de Désirs d’avenir, j’intervenais ce samedi à Marseille dans une Université Populaire Participative  consacrée à la protection de l’enfance, sujet essentiel s’il en est, et sur lequel Ségolène Royal avait eu l’occasion de mener à bien un nombre remarquable de réformes en sa qualité de ministre de l’enfance et de la famille dans les années 2000… le soufflé est tristement retombé ces dernières années.
Sujet passionnant donc et compliqué qui mobilise chaque jour, partout en France, des professionnels de l’action sociale, des magistrats, des médecins, des psychologues en faveur de l’enfance.
Je partageais, dans ce débat, la parole avec Jean Pierre Rosenczeig, Président du tribunal pour enfant de Bobigny et Président des « États généreux » de l’enfance, Olivier Maurel, président de l’observatoire de la violence éducative ordinaire et Jacques Salomé, Psycho-sociologue.
Je vous livre ici un résumé de mon propos, tenu d’abord en ma qualité d’élue d’un Conseil général dont la protection de l’enfance est aujourd’hui la compétence.
4 ans après l’entrée en vigueur de la loi du 22 mars 2007 relative à la protection de l’enfance, j’ai essayé de cerner les principaux enjeux du débat du point de vue principalement des responsabilités qui incombent aux Départements. Des responsabilités qui, au-delà de la lettre du code de l’action sociale et des familles, recouvrent de multiples réalités et font intervenir de très nombreux acteurs en plus des deux services départementaux que sont la Protection maternelle et infantile (PMI) et l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Des professionnels impliqués et compétents, parfois inquiets (ainsi qu’ils l’avaient exprimés à Marseille lors des récentes assises consacrées au sujet), mais jamais découragés et jamais à court d’initiative pour imaginer des modes toujours plus adaptés de prévention et de prise en charge.
Quatre enjeux principaux me paraissent devoir faire l’objet d’une attention toute particulière.


Par Najat Vallaud-Belkacem
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