Jean-Louis Bianco s'exprime en marge de la manifestation du 27 mai 2010 à Dignes-les-Bains, "une très importante manifestation à laquelle appelaient la plupart des syndicats et l'ensemble des forces de gauche pour protester contre la réforme que veut faire le gouvernement.""Le gouvernement caricature les propositions du PS" ; "les gens qui ont des métiers pénibles doivent pouvoir partir plus tôt à la retraite avec des bonifications" explique le député des Alpes de Haute-Provence.
"La bataille centrale, c'est que le gouvernement veut remettre en cause la grande conquête historique de la gauche due à François Mitterrand, le droit à la retraite à 60 ans." ajoute-t-il.
Jean-Louis Bianco poursuit : "Il ne s'agit pas d'obliger les gens à partir à 60 ans, il s'agit de permettre aux hommes et aux femmes qui ont assez de cotisations (...), qui sont usés par la vie (...), de partir à 60 ans. Nous voulons maintenir ce droit qui est une liberté (...). C'est la vie des gens dont il s'agit."
"Nous défendons simplement le droit à partir à 60 ans si on le souhaite et quand on le souhaite(...). Bien entendu que l'espérance de vie s'accroît, bien entendu qu'il y a des hommes et des femmes qui veulent aller au-delà de 60 ans. Nous ne l'interdisons pas, ça doit même être encouragé. Mais en attendant, il ne s'agit pas de faire une réforme pour les cadres supérieurs, il s'agit de faire une réforme pour l'ensemble des Français et en particulier pour ceux qui ont été le plus abîmés par la vie au travail." martèle le président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence.
"Les revenus du capital, les plus-values, les revenus boursiers, les revenus des banques doivent contribuer, on ne doit pas seulement demander l'effort aux salariés et aux entreprises, et là-dessus le gouvernement reste dans le flou, reste dans le vague. C'est ça l'enjeu. Est-ce qu'on fera une réforme des retraites qui une fois de plus fera payer les travailleurs, fera payer les retraités, ou est-ce qu'on garantira une retraite décente, une retraite convenable, c'est faisable financièrement, sans mettre en péril les chances de la France? C'est ce que nous disons et ce que nous défendons (...)." insiste-t-il.
Et Jean-Louis Bianco de conclure : "J'espère que nous arriverons à faire reculer le gouvernement, mais ce sera difficile, parce qu'il y a une espèce de rouleau compresseur qui s'oppose à nous."
